Ajaccio : Le prix littéraire du Mémorial 2013 décerné à Jean-Pierre le Goff 

Le sociologue et philosophe, lauréat du millésime 2013 du prix du Mémorial de la ville d'Ajaccio, a été distingué pour son ouvrage "La fin du village", lors d’une cérémonie qui s’est déroulée vendredi soir dans les salons Napoléoniens de la mairie. 
 
Le sociologue et écrivain Jean-Pierre le Goff a été récompensé par le prix du Mémorial 2013 pour son livre "La fin du village", lors d'une cérémonie qui s'est déroulée vendredi soir. (Photo : Yannis-Christophe Garcia) 
Le sociologue et écrivain Jean-Pierre le Goff a été récompensé par le prix du Mémorial 2013 pour son livre "La fin du village", lors d'une cérémonie qui s'est déroulée vendredi soir. (Photo : Yannis-Christophe Garcia) 
 
Depuis sa création en 1977, le prix du Mémorial (Grand prix littéraire de la ville d’Ajaccio qui distingue un auteur pour « la valeur humaine de l'ensemble de son œuvre, ou pour un ouvrage (récit, mémoires, biographie, roman) à finalité historique ou consacré à une réflexion sur des problèmes de civilisation illustrant l'apport des hommes à l'évolution de la société contemporaine ») a récompensé des dizaines d’auteurs pour leurs productions littéraires.  
Et pour ce millésime 2013, c’est le sociologue et philosophe Jean-Pierre le Goff qui a été distingué par le président du jury Jean-François Sirinelli pour son ouvrage La Fin du Village, lors d’une cérémonie officielle qui s’est déroulée vendredi soir dans les Salons Napoléoniens de la maison carrée et qui a réuni l’auteur, le maire d’Ajaccio Simon Renucci, le président du jury Jean-François Sirinelli, le président du Mémorial Pierre Franceschi, ainsi que de nombreux officiels.  
 
Une immersion dans la vie quotidienne et l’évolution d’un village depuis la seconde guerre mondiale  
La Fin du Village, ouvrage à mi-chemin entre l’essai et l’enquête, est avant tout une longue plongée. Une immersion de l’auteur dans la vie quotidienne et l’évolution sociale et sociétale d’un village du Luberon nommé Cadenet, depuis la seconde guerre mondiale. Au bout de cette immersion un sombre constat : celui de l’auteur, pour lequel les évolutions de la société moderne et des diverses cultures, ont sonné le glas des villages, tels qu’on a pu les connaître durant les précédentes décennies.  
« Votre ouvrage "La fin du village" est une œuvre magistrale qui permet de mieux comprendre les intenses mutations sociologiques certes, mais aussi psychologiques brisant les maillons de ce chapelet de communes qui structuraient le pays. Votre travail force le respect. Incite à l’adhésion et ploie sous une discrète sollicitation à la réflexion (…) Cette lame de fond touche aussi les rivages insulaires. Nul ne peut décemment en disconvenir. Frappés par l’exode, notre ruralité s’étiole. Ici comme là bas, nos villages ont changé de visage. Les comportements individuels et collectifs ont radicalement changé (…) A l’évidence L’association du Mémorial ne s’y est pas trompée. En vous distinguant elle a récompensé un travail universitaire de haute facture, tout en reconnaissant qu’il pouvait en incidence renvoyer à nos propres problématiques et à ce rééquilibrage entre la mer et la montage que nombreux appellent de leurs vœux » a affirmé Simon Renucci dans son discours.

Rédigé par Yannis-Christophe GARCIA le Samedi 3 Août 2013 à 17:52 | Modifié le Dimanche 4 Août 2013 - 02:10